Une crise se profile dans les foyers pour personnes âgées du pays. En Ontario, le tiers des décès attribuables à la COVID-19 sont liés à un seul centre de soins de longue durée. Le constat est aussi inquiétant au Québec, où plus de 400 résidences signalent des cas d’infection.
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Lundi, l’annonce du décès de neuf aînés dans une résidence à Bobcaygeon a fait l’effet d’une bombe. Hier, la médecin hygiéniste en chef ajointe de l’Ontario, Barbara Yaffe, confirmait la présence du coronavirus dans dix résidences de la province. Autant de nouvelles qui poussent les personnels soignants des établissements francophones à une surveillance renforcée.
Des appels vidéo, des mini-bingos à moins de 5 personnes : les foyers de soins de longue durée s’organisent.
Les autorités de santé le rappellent chaque jour : les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à la COVID-19 et devraient, le plus possible, rester chez elle. Les foyers de soins de longue durée ont donc restreint les visites, privant les résidents d’un contact avec leurs proches souvent primordial. Mais déjà, des solutions de rechange émergent.
Le Foyer Richelieu est une des institutions francophones les plus connues à Welland. Œuvre du Club Richelieu, le Foyer passe cette année le cap des 30 ans et est sur le point de connaître des changements majeurs avec le projet d’agrandissement qui doublera sa capacité d’accueil.
La population vieillit et c’est particulièrement le cas des Franco-Ontariens. Le gouvernement et les multiples institutions et organismes qui se consacrent aux personnes âgées doivent donc se préparer aux conséquences de ce changement démographique. À Welland, le Foyer Richelieu n’échappe pas à la règle et, au printemps 2018, ce centre de soins de longue durée pour francophones annonçait avoir reçu l’autorisation de passer à une capacité de 128 lits d’ici à 2022.