Lundi, l’annonce du décès de neuf aînés dans une résidence à Bobcaygeon a fait l’effet d’une bombe. Hier, la médecin hygiéniste en chef ajointe de l’Ontario, Barbara Yaffe, confirmait la présence du coronavirus dans dix résidences de la province. Autant de nouvelles qui poussent les personnels soignants des établissements francophones à une surveillance renforcée.

Des appels vidéo, des mini-bingos à moins de 5 personnes : les foyers de soins de longue durée s’organisent.

Les autorités de santé le rappellent chaque jour : les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à la COVID-19 et devraient, le plus possible, rester chez elle. Les foyers de soins de longue durée ont donc restreint les visites, privant les résidents d’un contact avec leurs proches souvent primordial. Mais déjà, des solutions de rechange émergent.

La population vieillit et c’est particulièrement le cas des Franco-Ontariens. Le gouvernement et les multiples institutions et organismes qui se consacrent aux personnes âgées doivent donc se préparer aux conséquences de ce changement démographique. À Welland, le Foyer Richelieu n’échappe pas à la règle et, au printemps 2018, ce centre de soins de longue durée pour francophones annonçait avoir reçu l’autorisation de passer à une capacité de 128 lits d’ici à 2022.