Le 24 juin en après-midi, une quarantaine de francophones de la région du Niagara se sont joints en ligne à une célébration de la Saint-Jean-Baptiste organisée par Muriel Thibault-Gauthier.

« Aujourd’hui, on fête notre langue, notre culture, notre solidarité », a lancé cette dernière en introduction à l’activité avant d’inviter l’assistance à porter un toast au Foyer Richelieu pour souligner l’excellent travail de ses employés.

S’il y a un endroit où les mesures de confinement et de distanciation sociale doivent être suivies à la lettre, c’est bien dans un foyer de soins de longue durée. À Welland, le Foyer Richelieu a échappé jusqu’à maintenant à la pandémie et ceux qui y travaillent ont fermement l’intention de continuer à ce que rien ne change à ce chapitre.

Le rapport décrivant l’atroce traitement des résidents de certains foyers de longue durée de la région de Toronto dévoilé mardi continue de faire couler beaucoup d’encre partout en Ontario. Si certains pressent le gouvernement d’agir, beaucoup d’aînés se demandent comment on a pu en arriver là, mais surtout quelle place leur est réservée dans notre société.

WELLAND – Depuis le début de la pandémie, le macabre compteur de Santé publique Ontario égrène les décès quotidiens dans les foyers de soins de longue durée. Dans ces centres surmédicalisés que l’on pensait à l’abri du pire, 1 400 résidents ont succombé au virus, partout dans la province. Près de la moitié ont, à un moment ou un autre, laissé entrer le virus. Mais l’unique foyer francophone du Niagara, qui a été l’un des premiers à interdire les visites, a réussi jusqu’à présent à déjouer l’éclosion.